Verger de Lozère
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"En Lozère, il y a deux saisons : l'hiver qui est là et l'hiver qui va venir."
(Variante : "En Lozère, il y a deux saisons : l'hiver et le 15 août")
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Notre démarche

Sur le terrain, plusieurs phases qui se chevauchent :

Phase 1 : Recensement des variétés fruitières déjà existantes dans le verger et mise en noms d’attente. Plantation de porte-greffes.
Phase 2 : Prospection :  Enquête auprès de la population pour connaître les fruits locaux peu connus et spécifiques à nos vallées. C'est un travail passionnant que nous menons aussi bien auprès des anciens des villages et des mairies que des jeunes exploitants et des châteaux environnants. La provenance des greffons doit être soigneusement vérifiée pour éviter les clones inauthentiques ou dégénérés.
Phase 3 : Plantation de jeunes arbres, collecte de greffons et greffage.
Phase 4 : Préparations des cartes d’identité fruitière, certification des noms de variétés par un centre national agréé comme le Centre de Pomologie d’Alès.

Et bien sûr, toutes les activités d'entretien du verger : défrichage, préparationà la mini-pelle  de trous d'un m3 pour les plantations, pose de grillages contre les chèvres, castors, sangliers et cervidés, fumures, arrosages...
Pour 2012, nous prévoyons la remise en service de l'ancien puits.
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Travaux d'hiver : la neige et le feu...
Ci-dessous : la greffe en fente :
Les greffons prélevés en janvier et conservés au frais sont greffés en mars avant le "débourrage". On badigeonne la greffe avec un produit cicatrisant. On saura au bout de quelques semaines si la greffe a pris ou non. Selon le cas, on gardera une ou deux tiges.

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Philippe greffe la Cerise d'Ispagnac sur un merisier sauvage.

L'eau : l'éternel problème...

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Toute ma vie, j'ai entendu la Lozère parler d'eau : de sources, de rivières, de pluie, d'orages, d'inondations, ... et de sécheresse. Autrefois, il y avait les béals, ces petits canaux d'irrigation qui détournaient l'eau des rivières vers les champs. Chaque propriétaire avait droit à quelques heures d'irrigation par semaine, on se levait la nuit s'il le fallait pour aller "lever la pierre" (grosse lauze de schiste qui fermait le béal) et "rendre l'eau" au voisin.
Aujourd'hui, il faut compter sur une source si on a de la chance, ou sur l'eau de la commune. Et quand la "sécade" dure trop longtemps, le préfet interdit l'arrosage. Alors, pour sauver un jeune arbre, il faut recycler de "l'eau grise" de vaisselle, de lessive, du bain. Ou faire le pélérinage à Quézac ...
Mais si la Vierge Noire reste sourde à nos prières, dès que nos ressources le permettront, nous remettrons en service le puits centenaire et le réservoir construit par mon père dans les années 50.

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Derrière les pins, le Causse ...

Ci-dessous : défrichage
Des amis obligeants et bien outillés nous aident  à défricher une partie du verger envahie par les pins. Le terrain est ensuite ensemencé de phacélie, un engrais vert qu'on enfouit dans le sol pour l'enrichir, et dont entretemps, les fleurs sont fort appréciées par les abeilles de Philippe.