Verger de Lozère
  • Accueil
  • Un verger conservatoire, pourquoi ?
  • Le partenariat Terre de Lozère
  • Notre démarche
  • Inventaire et sauvetages
  • Consommation et transformation des fruits
  • Portraits de fruits
  • Ouverture sur le monde
  • Livre d'Or
  • Nous contacter

Qu’est-ce qu’un verger conservatoire ?

C’est un verger spécialisé en variétés fruitières locales recensées et cultivées dans le milieu qui leur convient le mieux, comme pépinière de greffons et pour produire des fruits frais ou transformés dans le cadre d’une agriculture de proximité. 

 Un verger conservatoire, pourquoi   ?

Picture
Pour la santé :  Les fruits du terroir, sélectionnés par tâtonnements et hasards par les paysans du lieu en fonction de leur adaptabilité au terrain, au climat, à l'altitude, sont dotés de résistance naturelle aux maladies et ravageurs du pays. Leur culture est peu consommatrice d'engrais, de pesticides et d'énergie. Prenons la pomme : La majorité de celles que l'on trouve actuellement  sur le marché proviennent de 5 variétés à peine : Golden Delicious, Red Delicious, Jonathan, Reinette Blanche du Canada, Granny Smith. Ces variétés modernes génétiquement appauvries sont de plus en plus sensibles aux maladies, viroses et ravageurs et exigent de plus en plus de traitements chimiques. Par contre, les variétés locales, pratiquement issues d'une sélection naturelle, contiennent une diversité génétique très riche, moins vulnérables aux pathologies. Elles donnent des produits de qualité, non contaminés par les pesticides, plus frais et plus riches en vitamines parce que cueillis à maturité et à proximité des consommateurs et permettent de résister à la "malbouffe" imposée par les monocultures de variétés internationales.     

Pour plus d'autonomie alimentaire liée à la conservation du petit patrimoine vernaculaire :
Dans un passé encore vivant, les habitants des Cévennes et de Lozère vivaient beaucoup en autarcie. Ils cultivaient leurs légumes et leurs fruits, leur vigne, élevaient un cochon, des poulets, des lapins, des abeilles. Et bien sûr l'arbre à pain, le châtaigner, leur procurait un aliment hautement énergétique toute l'année. Il s'agissait de pouvoir nourrir une famille souvent nombreuse en toute saison, et les fruits étaient souvent sélectionnés non pas pour leurs qualités de dégustation "sous l'arbre", mais pour leurs aptitudes à la conservation et au séchage. On troquait les châtaignes contre l'huile d'olive du Gard et on n'achetait que quelques produits comme le tabac, le café, le sucre.  Cette autonomie a permis à la Lozère d'échapper souvent à la peste et aux famines. En 1943, on mangeait mieux à Florac qu'à Paris... Ce système de sobre indépendance économique fait encore partie de la "culture" cévenole d'aujourd'hui. Qui sait si un jour, il ne faudra pas y revenir ?
Il importe donc de conserver la « mémoire fruitière » d’une localité et le petit  savoir-faire local associé : méthodes de culture, de taille, de greffes, d’irrigation et de lutte contre la sécheresse, de transformation et surtout de conservation des fruits… ce qui n'empêche pas d'y associer des techniques modernes de culture comme le BRF...

Pour la biodiversité : pour disposer d’une réserve génétique vivante de variétés fruitières éventuellement rares et empêcher leur disparition,  offrir un service de greffons,  lutter contre la standardisation de fruits de mauvaise qualité imposés au consommateur par l'impérialisme commercial.

Santé, patrimoine, éducation, recherche ...

Picture
 Pour l’éducation des générations présentes et futures : Pour sensibiliser à l’importance du patrimoine fruitier local et de la typicité d’un terroir, encourager une économie rurale et la pratique d’une agriculture respectueuse de l’environnement, initier à la biodiversité et à l’environnement.
Pour la recherche scientifique : certaines variétés fruitières rustiques et adaptées au climat de leur territoire peuvent présenter des résistances aux maladies, aux parasites et aux dégénérescences pouvant intéresser la recherche agro-alimentaire.

.